vendredi 9 septembre 2011

Les spirales


Nous nous sentons bien... et tout à coup, sans crier gare, un symptôme s'installe. Un inconfort, un malaise, une douleur, se manifestent dans un endroit spécifique du corps et prennent de l'ampleur au fil des jours qui suivent. Les malaises et le mal-a-dit semblent s'installer comme ça, spontanément, par "hasard".

Si vous avez lu  tout ce qui précède, vous savez maintenant qu'il n'en est rien et que tout a commencé dans l'énergie avant de s'installer dans le corps physique. C'est toujours le même principe qui prévaut, l'é/motion (énergie en mouvement) s'est bloquée quelque part et le corps, dans son intelligence, essaye de nous le faire comprendre à sa façon.

En fait, ce blocage d'énergie s'est intensifié par étapes, une sorte de spirale qui nous amène graduellement vers le mal-a-dit. Si je parle ici de spirale, c'est pour imager le processus, pour comprendre que chaque étape se fond avec la suivante qui engendre à son tour la prochaine et ainsi de suite.



La spirale descendante

La première étape dans cette descente vers le mal-a-dit, c'est la résistance!

Résistance à laisser être ce qui veut être, à laisser vivre ce qui veut se vivre, à exprimer ce qui va, à plus ou moins long terme, s'imprimer! Résistance à l'adaptation, à l'acceptation, au changement, à la transformation!

Cette résistance est l'un des attributs de l'élément TERRE dont l'ex/motion (hors du mouvement) est la peur.

La peur est l'ex/motion la plus limitative qui soit. Ne dit-on pas que la peur paralyse? Bien sûr, nous pouvons aussi ressentir la peur et ne pas se laisser arrêter par elle quand nous avons développé sa polarité, le courage...

Cette peur réveille toutes les autres ex/motions. Nous pouvons être envahis par l'insatisfaction, la colère, l'attachement, la peine qui jaillissent des profondeurs de l'inconscient et nous perdons alors le contrôle.

Dans cette "panique" nous réagissons! Nous sommes en réaction au lieu d'être simplement dans l'action et c'est alors que s'installe la confusion. Le cerveau ne pouvant gérer ce désordre, le corps prend alors la relève pour l'exprimer à travers le mal-a-dit.

En fait, le cerveau aspire toujours à l'équilibre et à la paix (ÉTHER) et ce message, ce mal qui dit, est simplement là pour nous faire comprendre que quelque chose cloche dans la gestion de notre Être. Ce message est en fait la solution qui, si on lui porte attention, nous permettra de rectifier le tir afin de remettre l'énergie en mouvement.


RÉSISTANCE (Terre)
        
engendre les
                                                  
EX/MOTIONS (Eau)

qui suscitent la

RÉACTION (Feu)

conduisant à la

CONFUSION (Air)

qui mène au

MAL-A-DIT (Éther)

Évidemment, il nous est possible de renverser la vapeur à n'importe laquelle de ces étapes pour éviter le mal-a-dit. La vigilance, la conscience et la responsabilisation sont les outils qui nous permettent d'éviter de passer par les malaises du corps et de revenir dans le flot d'énergie.


La spirale ascendante

De même qu'il existe une spirale descendante vers le mal-a-dit, il existe une spirale ascendante vers la guérison.

La patience est première étape dans ce processus. La patience qui nous permet de ne pas tout de suite chercher à faire taire le symptôme car ce symptôme c'est le "saint homme" qui essaie de nous dire que quelque chose cloche dans notre gestion énergétique d'une situation donnée.

Ce qui cloche, c'est toujours une résistance et nous résistons parce que la situation réveille une douleur enfouie quelque part au fond de nous. Donnons-nous le temps nécessaire  pour explorer cette porte ouverte sur une souffrance qui nous habite peut-être depuis très longtemps.

Cultivons cette patience qui nous amène à vivre une expérience différente. L'expérience de ne pas chercher à fuir mais plutôt à ressentir, observer, questionner. En laissant le mouvement être, en se laissant vivre ce moment avec présence et conscience, l'expérience nous procure la confiance. Confiance en nos ressources, en notre pouvoir personnel, confiance qu'il y a derrière tout ça un cadeau, un enseignement bénéfique à notre croissance, à notre évolution.

Ces étapes nous orientent vers la compréhension de ce qui nous a conduit au mal-a-dit et cette compréhension nous sert de tremplin vers la guérison. Quand nous comprenons ce qui s'est passé, quand nous prenons conscience du moment où nous avons inhibé notre action, où nous avons résisté au lieu de laisser l'énergie circuler, nous avons alors le pouvoir de lâcher-prise et de remettre l'énergie en mouvement.

PATIENCE (Terre)

nous amène à vivre l'

EXPÉRIENCE (Eau)

ce qui nous donne

CONFIANCE (Feu)

et nous guide vers la

COMPRÉHENSION (Air)

antichambre de la

GUÉRISON (Éther)

Savoir, c'est pouvoir! Encore faut-il vouloir et surtout, agir! Car ce n'est pas suffisant de savoir, pouvoir et vouloir, il faut poser un geste de transformation. Et s'il n'est pas possible, pour toutes les bonnes raisons du monde, de poser ce geste maintenant, c'est qu'il y a encore une certaine résistance quelque part dans notre être.

Reconnaissant cette résistance et aussi sa cause, une ou l'autre des ex/motions, nous revenons tout de suite à la première étape vers la guérison, la patience. Cette patience qui est maintenant supportée par la tolérance. Tolérance envers soi-même, acceptation du fait que nous ne soyons pas capables de changer les choses à ce moment précis de notre vie.

Car nous sommes conscients maintenant que tout dépend de nous, que nous avons créé ce malaise pour notre apprentissage et que, en temps et lieu, avec le courage,  la persévérance et l'amour de soi, nous poserons le geste guérisseur.

Cette nouvelle perception de ce qui nous arrive, ce regard intérieur qui se développe, cette responsabilisation qui nous redonne notre pouvoir personnel, sont une expérience en soi qui bâtit encore un peu plus la confiance.

La compréhension s'élargie, la conscience s'ouvre à quelque chose de plus grand que notre égo, à l'Amour qui guérit!



dimanche 10 avril 2011

Les Latéralités

Quand un problème localisé se présente (tendinite à l'épaule, douleur à un genou, conjonctivite à un œil par exemple), une aide des plus précieuse pour en trouver le sens est de prendre sa latéralité en compte.

Quel est le côté du corps affecté ?

Chez un droitier, le côté droit du corps est généralement associé à l'aspect masculin des choses et le côté gauche à l'aspect féminin. Chez un gaucher, c'est le côté gauche qui est lié à l'aspect masculin et le côté droit à l'aspect féminin.

La latéralité nous permet de mieux cibler les questions que l'on doit se poser pour décoder la cause réelle de ce qui nous afflige et de permettre ainsi l'auto guérison.

Voici une liste non-exhaustive de certaines des composantes de ces deux aspects.

Aspect masculin 
L'homme                      
Le père
Le conjoint
Le futur (présent/futur)
L'argent
Le travail
La compétition
L'agressivité
L'action 
Le faire
La recherche de solutions
L'émissivité
Le rationnel
L'analyse
Le conscient
La productivité
Le calcul
L'objectivité
Le jugement

Aspect féminin
La femme
La mère
La conjointe
Le passé (présent/passé)
La famille
Les enfants (garçons et filles)
L'intuition
La créativité
Le ressenti
L'être
Soi-même (homme et femme)
La réceptivité
L'irrationnel
L'imagination, le rêve
L'inconscient
L'entretient (prendre soin)
L'affectivité
La subjectivité
L'empathie

Donc, par exemple, un problème du côté droit pour un droitier peut avoir pour déclencheur le travail et/ou le futur et/ou le conjoint et/ou l'argent, etc.

Un problème du côté gauche peut avoir rapport à la famille et/ou le passé et/ou la femme, et/ou soi-même etc.

Le et/ou est très important car il ne faut pas s'attendre à ce que toutes les composantes de la latéralité soient touchées mais plutôt l'une ou l'autre et quelques fois, l'une et l'autre.

Généralement aussi,

- L'arrière du corps correspond au passé
  (ça peut être un passé récent ou très lointain).

- Le devant correspond au futur
  (du futur immédiat à un futur éloigné).

- Les côtés sont plus spécifiquement associés au présent.


Prenons un exemple concret !

Manon, 39 ans, Vierge ascendant Cancer, mère de famille, s'est brisé une côte du côté gauche lors d'une banale chute.

La 1ère question est: quand est-ce arrivé ?

Manon commence alors à raconter comment c'est arrivé… ce qui n'est absolument pas important pour comprendre pourquoi l'accident est survenu.

Alors, quand est-ce arrivé? - Il y a 2 semaines.

2e question: que viviez-vous à ce moment? Qu'est-ce qui se passait dans votre vie ?
- C'est arrivé le jour où mon fils de 17 ans a obtenu son permis de conduire.

La 3e question (en fait une sous-question 2): Que viviez-vous émotionnellement en rapport avec le fait que votre fils ait son permis de conduire ? - J'étais contente pour lui.

Si la joie avait véritablement habité Manon, il n'y avait aucune raison qu'elle se fracture une côte et nous devrions alors chercher ailleurs la cause de sa chute. Cependant, quand on regarde la latéralité gauche, nous y retrouvons entre autre les enfants. De plus, nous savons maintenant que les côtés du corps sont associés au moment présent. Nous pouvons donc émettre l'hypothèse que cet événement est possiblement relié au fait que son fils vient d'obtenir son permis de conduire.

Étant donné que même les accidents sont le résultat d'une ex/motion, allons explorer laquelle ou lesquelles sont en cause, à partir des énergies dominantes chez Manon. La vierge est un signe de Terre et l'ex/motion reliée à la Terre est la peur. Le cancer est un signe d'Eau dont l'ex/motion est l'attachement.

L'événement, vécu avec enthousiasme par le fils, est perçu très différemment par la mère qui, soit n'est pas à l'écoute de ses réels sentiments, soit n'ose pas les exprimer pour ne pas ternir la joie que son fils éprouve.

En fait, intérieurement, Manon vit une grande inquiétude (insécurité-peur de l'énergie Terre) car pour elle, voiture égale possibilité d'accident. De plus, l'autonomie que le permis de conduire procure à son fils va faire en sorte qu'il sera possiblement moins souvent à la maison et ceci titille l'attachement de l'énergie Eau.

Si Manon avait été plus consciente de ce qui l'habitait à ce moment et surtout, si elle l'avait exprimé, elle aurait ainsi permis  à l'énergie de circuler et l'accident n'aurait eu sa raison d'être. Souvenez-vous que: Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime !

L'intensité de l'ex/motion devait absolument se manifester car l'énergie doit toujours être en mouvement.  Alors le corps, dans sa sagesse, a trouvé un exutoire, un moyen d'exprimer cette ex/motion en créant la chute et  la côte brisée. La douleur extérieure étant directement proportionnelle à la douleur intérieure. La douleur physique est souvent la façon d'exprimer ce que nous croyons inexprimable. Ce qui ne se dit pas en mots, se dit en maux !

Nous nous souviendrons que les os représentent, entre autres, l'énergie Terre dans le corps et nous comprenons ici la logique du déterminisme énergétique. Un des deux éléments dominant chez Manon est la Terre et la conséquence de l'ex/motion (la peur) s'est manifestée dans une zone Terre. Elle aurait pu tout aussi bien souffrir de constipation (zone cible de la vierge) pendant quelques jours mais il faut croire que la peur était intense au point de briser un os.

En comparaison, chez un signe de Feu l'ex/motion aurait pu déclencher une gastralgie spontanée (Lion), une migraine (Bélier) ou bien la même chute aurait pu occasionner une blessure à la cuisse (Sagittaire), etc.

En résumé:

Accident : côte gauche brisée.

Déclencheur : ex/motion de peur et d'attachement

Latéralité : gauche = enfant
                  côté du corps = moment présent

Logique énergétique : dominante Terre = os

Manon a très bien accepté ce décodage et réalisé les ex/motions qui l'habitaient vraiment. La question est maintenant de savoir quel enseignement elle peut tirer de cette aventure. L'accident ne serait pas arrivé si elle avait exprimé ses ex/motions mais elle ne se l'est pas permise. Possiblement parce qu'elle n'en était pas assez consciente ou possiblement qu'elle s'est retenu pour ne pas gâcher la joie de son fils. Pourtant, la solution est toujours dans l'expression ! Car l'ex/pression c'est être hors de la pression ou dit autrement, enlever la pression de…

Elle aurait pu tout simplement souligner qu'elle était contente pour lui et même fière de lui et du même souffle, lui partager ce que ça lui faisait vivre intérieurement. Peut importe à ce moment-là si son fils l'avait rassurée ou pas, l'essentiel est qu'en se disant, elle aurait permis à l'énergie de circuler. Forte de cet apprentissage, Manon va peut-être, à l'avenir, mieux s'observer et être plus à l'écoute de ses mouvements intérieurs pour éviter un autre incident du genre, un malaise ou une maladie.

C'est le gain que nous faisons à chaque fois que nous essayons de trouver le sens de ce qui nous arrive. À chaque fois, c'est une pratique de conscientisation, d'écoute intérieure qui va faire en sorte que nous aurons de moins en moins besoin de souffrir dans notre corps pour libérer l'é/motion (énergie en mouvement).

De plus, si d'aventure le corps nous parle à nouveau, la prise de conscience et la recherche de la cause réelle nous permettront de nous ajuster et donc possiblement, de souffrir moins longtemps et/ou moins intensément.

jeudi 17 mars 2011

Les cinq questions


Pour avoir une prise sur le malaise ou le mal-a-dit qui nous affecte, pour pouvoir s'en guérir, il y a cinq questions que nous devons nous poser.

1) Depuis quand les symptômes sont-ils présents ?

2) Qu'est-ce que je vivais émotionnellement à ce moment ?

3) Ai-je déjà eu ces symptômes par le passé ?

4) À quoi sert la partie du corps touchée ?

5) Quel côté du corps est touché ?

Il est en effet primordial d'essayer de situer dans le temps l'apparition des premiers symptômes pour ensuite nous questionner sur ce que nous vivions à ce moment-là, dans les heures ou les jours précédents.

Il y a forcément eu un déclencheur quelconque, une situation, une interrelation qui nous a fait vivre une ex/motion, qui a fait en sorte que nous avons bloqué un mouvement, imprimé un ressenti. Ce mouvement arrêté, non-exprimé, est à l'origine du ralentissement énergétique manifesté par un symptôme, un accident ou un incident si banal soit-il comme de se cogner un orteil ou se couper un doigt.

Quelle ex/motion avons-nous vécu en rapport avec ce déclencheur ? De la peine ? De l'insatisfaction ? De l'envie ? De la frustration ? De la colère ? De l'impuissance ? De la peur ?

Quand nous identifions cette ex/motion, nous avons toute suite la solution… qui est d'aller vers son contraire, l'é/motion ! Il s'agit simplement de reconnaître notre ressenti et autant que possible, de l'exprimer. Ceci devrait nous permettre de relancer l'énergie, d'aller vers la joie, la satisfaction, le pardon et le lâcher prise, le détachement ou le courage.

Pas facile me direz vous ? Hé bien vous avez entièrement raison ! Il peut être difficile de changer, de se vivre de façon différente, en totale responsabilité. C'est en fait, une transformation majeure qui demande une grande capacité d'introspection et d'humilité, le courage de se remettre en question, de questionner ses croyances et de conscientiser ses patterns de vie.

Mais avons-nous d'autres choix ? Bien sûr, nous pouvons endurer le symptôme, soulager la douleur par la médication, nous faire opérer, accepter de vivre avec le mal-qui-dit, etc.

Éventuellement, avec la médication ou l'opération, nous pouvons même nous penser guéris ! Mais si la cause n'a pas été abordée, questionnée, le mal, l'ex/motion va se manifester de nouveau suite à un autre déclencheur du même genre et si nous faisons taire le symptôme (le saint homme), le mal va chercher à se dire encore et possiblement, se dire autrement. Il va peut-être se manifester sous une autre forme, dans une autre partie du corps, un autre organe, dans l'espoir que nous finirons par comprendre le message.

Le problème c'est qu'au fil du temps, quand le mal change de place, change de forme, il devient plus difficile encore de remonter à la source, de comprendre le message initial ! Heureusement il nous reste toujours la piste de l'élément auquel appartient la partie du corps ou l'organe touché et en identifiant l'élément, nous pouvons identifier l'ex/motion en cause.

Si d'aventure, le même problème se présentait à nouveau, nous pouvons nous poser la troisième question : Ai-je déjà eu ces mêmes symptômes ? Et si oui, qu'est-ce que je vivais à l'époque qui peut ressembler à ce que je vis maintenant ? Est-ce qu'il peut y avoir une similitude entre les déclencheurs ?

Il devrait être plus motivant, sans être nécessairement plus facile, de travailler à changer une façon d'être qui nous nuit systématiquement, surtout si nous identifions l'ex/motion responsable. La clé de la transformation se trouve certainement dans l'entrainement, une pratique quotidienne de la responsabilisation, de l'observation et de la vigilance.

Et maintenant, si la réponse est non, s'il s'agit d'un nouveau symptôme, nous revenons à la question 2 : Qu'est-ce que j'ai vécu dernièrement, qu'est-ce qui m'habitait à ce moment que je n'ai pas exprimé ?

À quoi sert cette partie du corps, cet organe, cette zone ? Cette question peut nous donner des pistes de solutions si nous n'arrivons pas à savoir quand le problème a réellement commencé ou à nous rappeler ce que nous vivions à ce moment.

Évidemment, il y a des parties du corps plus facile à décoder que d'autres, comme les oreilles qui servent à entendre, les yeux qui servent à voir, les jambes qui nous supportent et nous font avancer. Qu'est-ce que je ne veux pas ou ne peux pas entendre ou voir ? Qu'est-ce qui m'empêche d'aller de l'avant ?

Un problème d'estomac peut vouloir me dire la difficulté à digérer certains propos qui m'ont été adressés, une situation, une personne, moi-même, la vie en général peut-être. Un mal de tête peut vouloir me parler de la surchauffe du cerveau qui cherche une solution à un problème. Un mal d'épaules peut représenter la charge que je porte, etc., etc.

Je donnais précédemment l'exemple de se cogner un orteil ou de se couper un doigt, ce sont de petits incidents sans conséquences mais qui peuvent nous servir d'entrainement pour les plus gros problèmes. À quoi pensiez-vous quand l'incident s'est produit ? Quelle ex/motion vous habitait à ce moment ? À quel élément appartient ce doigt ou cet orteil ? L'élément vous donne l'ex/motion (blocage) qui a causé cet incident et sa polarité, l'é/motion (énergie en mouvement) qui amène la transformation.

Plus nous nous pratiquons à décoder tout ce qui nous arrive (malaises, accidents, incidents), plus nous prenons conscience que nous avons créé cette situation et donc que nous avons aussi le pouvoir d'en guérir et de créer des choses plus positives dans notre vie.

Voici un exemple cocasse qui démontre comment l'énergie doit toujours circuler et que si nous tentons de la bloquer, si nous n'exprimons pas l'ex/motion qui nous habite, c'est le corps qui va prendre la charge et qui va l'exprimer à sa façon.

Lors d'un atelier sur la compréhension de la maladie, j'interagissais avec une personne dont les symptômes s'étaient grandement atténués suite au décodage que nous en avions fait la semaine précédente. Cependant, elle ne donnait aucun crédit à sa prise de conscience, préférant mettre son amélioration sur le compte du temps qui passe. Je n'en laissai rien paraître mais intérieurement je me sentais un peu frustré de son attitude.

Ce soir là, il y avait un chien dans la salle de cours et il me mordillait gentiment le bout de la sandale depuis quelques minutes car tout en parlant, je l'agaçais avec mon pied. Hé bien, au moment où je commençais à crisper un peu à l'intérieur, au moment où la frustration (légère mais réelle) voulu s'installer, le chien décide de me mordre un orteil. Et il ne mord pas n'importe quel orteil, il mord le troisième, celui du Feu, celui des frustrations !!

J'aurais pu pester contre ce chien et même peut-être vouloir me venger en le frappant mais c'eut été une façon déresponsabilisée de réagir à mon ex/motion intérieure. Au contraire, loin de me fâcher après le chien,  j'ai tout de suite compris le message et j'ai instantanément lâché prise (é/motion Feu) sur cette frustration (ex-motion Feu). Je me suis mis à rire (mouvement Feu) de bon cœur tout en partageant cette expérience avec les participants.

Je vous encourage à vous pratiquer avec des petits incidents de ce genre, même si ce n'est rien de grave et surtout si ce n'est pas grave car il est beaucoup plus facile de comprendre et de réajuster des petits incidents que de gros mal-a-dit. Non seulement en se pratiquant ainsi nous cessons d'accumuler, d'imprimer, mais de cette façon, nous exerçons notre vigilance pour éviter un jour, des problèmes possiblement plus graves.

La dernière question sur le côté affecté par le malaise, l'accident ou l'incident, donne aussi plusieurs pistes de compréhension. (voir l'article sur les latéralités)

mercredi 9 février 2011

Responsabilisation, observation et vigilance

Si nous nous reportons aux cinq principes de base pour une meilleure gestion de la santé, que nous avons vu au début, il semble évident que la clé de cette gestion est la responsabilisation.

Nous ne pouvons gérer que ce que nous connaissons, donc notre responsabilité première serait de se connaître le mieux possible. Se connaître et surtout se reconnaître, sans complaisance, avec lucidité, dans nos forces et nos faiblesses, nos qualités et nos défauts. L'époque dans laquelle nous vivons n'a jamais été aussi riche en outils de connaissance de soi. Livres, conférences, ateliers de croissance personnelle, tout est là pour nous permettre de mieux se connaître. À nous de choisir ce qui nous aidera à grandir…

Et maintenant que nous en savons un peu plus sur les cinq éléments qui nous constituent, nous sommes encore plus outillés pour comprendre notre fonctionnement. Nous pouvons en déduire que nous ne sommes pas que des mécaniques physiques mais que nous sommes avant tout des êtres d'énergie. En ce sens, la cause réelle des malaises et des mal-a-dit qui affectent notre corps physique est en premier lieu, énergétique et émotionnelle.

Ce savoir nous donne le pouvoir, le pouvoir de changer nos vies, le pouvoir éventuellement de guérir. Encore faut-il que nous le voulions et surtout que nous agissions en conséquence !

Un des outils pour passer du savoir à l'agir est l'observation. Nous avons besoin d'être présents à nous-mêmes, à ce que nous pensons, à ce que nous faisons, à ce que nous disons, à notre échange avec l'environnement. Cette observation nous amène à une meilleure connaissance de soi donc à une disposition toujours plus grande à mieux se vivre.

L'observation est primordiale pour déterminer si nous sommes é/motion (énergie en mouvement) ou ex/motion (hors du mouvement) dans une situation, une circonstance donnée ou dans un échange particulier avec l'environnement.

Nous devenons donc responsables et nous nous observons de plus en plus. Nous observons nos comportements, notre façon de penser, d'agir et de réagir. Nous observons les mouvements intérieurs que nous bloquons ou que nous laissons s'exprimer, etc. Et nous réalisons probablement que nous devons apporter certains changements pour guérir et/ou mieux vivre notre vie. C'est alors que la vigilance entre en scène !

Selon le petit Larousse, la vigilance est : une attention vive, une surveillance soutenue. Contrairement à l'observation qui est plutôt yin c'est-à-dire passive, la vigilance elle est yang, proactive. Cette attention, cette surveillance soutenue, est nécessaire pour atteindre le changement souhaité qui lui, ne se réalisera qu'avec beaucoup de constance et de détermination.

Cette vigilance nécessaire pourrait se vivre comme contraignante et même épuisante pour certains, mais il faut la voir comme un entraînement, exactement comme lorsqu'on s'entraîne au gym pour augmenter sa masse musculaire ou perdre du poids.

Si difficile que puisse sembler cette pratique au début, elle se transforme au fil du temps en une façon de vivre de plus en plus ludique et agréable. C'est qu'il y a des résultats après un certain temps, comme dans tout entraînement et ces gains nous encouragent. La pratique n'est plus une corvée mais devient un mode de vie que nous adoptons volontairement.

Le résultat c'est que nous nous connaissons mieux, nous agissons de plus en plus au lieu de réagir, nous gérons mieux toutes nos composantes (physique, mentale, émotionnelle, relationnelle) avec beaucoup plus de souplesse et d'efficacité. Nous accumulons ainsi beaucoup plus d'énergie pour nous aimer davantage, aller vers nos passions, relever de nouveaux défis ou tout simplement mieux vivre notre quotidien en santé.

Dans le cas d'un mal-a-dit, l'habitude d'observer sa vie va nous être fort utile pour déterminer quand le malaise à débuté car c'est là que se trouve la clé. Que vivions-nous à ce moment, qu'est-ce qui nous a amené dans l'ex/motion, quel mouvement avons-nous bloqué ?

mercredi 15 décembre 2010

La Terre

Nous terminons ici la description des 5 éléments avec l'énergie de la Terre qui correspond justement à l'achèvement, la réalisation, la concrétisation, le résultat.

C'est l'énergie la plus dense et la plus lente à se développer, ce qui est tout à fait normal quand on pense qu'elle correspond au système musculo-squelettique et à tous les tissus solides dans le corps. Cela prend 18-20 ans à former un corps humain, nous pouvons donc imaginer que cette énergie réagit très lentement, autant pour développer les malaises et les maladies, que pour s'en guérir.

Ses zones cibles dans le corps sont principalement le cou du Taureau, le gros intestin de la Vierge et les genoux du Capricorne. La fonction de la Terre étant l'élimination, tous les organes y contribuant sont aussi en partie sous sa gouverne comme les poumons, la peau et la vessie. Les tendons, les ligaments, les dents, les parois des vaisseaux sanguins, la graisse, les phanères (ongles, poils et cheveux) représentent eux aussi cette énergie.

La Terre bien ajustée manifeste du courage, de la solidité, de la stabilité, de l'ancrage, de la détermination, de la force et de l'endurance. En disharmonie, cette énergie peut nous faire vivre un large éventail de peurs allant de l'insécurité à la peur panique en passant par toutes les phobies et l'angoisse profonde.

Sous l'influence de la peur, la solidité peut se transformer en rigidité, la stabilité et l'ancrage en immobilisme, l'endurance en résistance et la détermination en paresse et en procrastination. Comme nous le verrons plus loin, la résistance est la première étape qui nous entraîne vers la maladie. De plus, ne dit-on pas aussi que la paresse est la mère de tous les vices !

La mémoire olfactive est la plus vieille de nos mémoires, une odeur pouvant nous ramener le souvenir d'un moment venant de très loin dans le temps. C'est pourquoi l'odorat ainsi que le nez son organe, sont associés à la Terre.

Le mouvement propre de la Terre est la contraction et cette contraction peut engendrer force et solidité. On a qu'à penser à l'haltérophile qui en contractant sa musculature parvient à soulever des poids impressionnants. D'un autre côté, si cette contraction devient permanente, il s'en suit une rigidité, éventuellement de la douleur et une limitation de mouvement.

La Terre énergétique n'est pas si différente de la terre physique en ce sens que nous y enterrons beaucoup de nos déchets. Autrement dit, toutes les ex/motions que nous sommes incapables de transformer se retrouvent dans la Terre. Comme nous l'avons vu dans un chapitre précédent, lorsque nous n'arrivons pas à vivre de façon responsable le mouvement qui se présente, nous sommes ex/motion c'est-à-dire hors du mouvement.

En fait, si nous ne sommes pas dans l'Amour représentée par la polarité positive des é/motions (énergie en mouvement), nous sommes dans la contraction de la peur représentée par la polarité négative ou l'ex/motion.

À titre d'exemple, un feu mal géré c'est-à-dire de nombreuses frustrations accumulées depuis longtemps, peuvent se retrouver dans des zones de Terre sous formes de varices, de côlon irritable, de fibromyalgie et même de Parkinson.

La peur est l'ex/motion la plus limitative, elle nous fige sur place et nous empêche de vivre pleinement l'expérience qui se présente à nous. Il  peut donc être très utile d'identifier même les plus petites insécurités afin de se pratiquer à développer le courage de les transformer.

En résumé, la Terre…

• Est la réalisation, la concrétisation, la matérialisation,
   la possession,  J'ai !

• Son action est l'élimination.

• La contraction est son mouvement.

• Développer le courage est le moyen de contrer toutes les peurs,
  de la plus légère insécurité à la peur panique et à l'angoisse
  profonde.

• Tous les tissus solides du corps os, muscles, tendons, parois des
   vaisseaux sanguins, etc., sont reliés à cet élément.
   Ses zones cibles sont en particulier, le cou, le côlon,
   et les genoux.

• Ses glandes sont les surrénales.

• Sa couleur est le rouge.

• Le sens associé est l'odorat.

• L'auriculaire et le petit orteil la représente.

En guise de résumé de cette courte présentation des éléments et pour mieux saisir l'interaction entre eux, je reproduis ici le petit dessin déjà  vu dans la description de l'élément Éther.

jeudi 2 décembre 2010

L'Eau

Nous abordons maintenant une énergie plus dense, enracinante, une énergie féminine, centripète, c'est-à-dire tournée vers l'intérieur. C'est le lieu de notre intuition, notre réceptivité, notre créativité et de tout l'aspect féminin des choses. C'est le monde de l'irrationnel et de l'inconscient.

Tandis que l'Air nous mettait en relation avec l'environnement, l'Eau exprime les relations les plus profondes: la relation existentielle (Qui suis-je ?, D'où viens-je ?, Où vais-je ?, etc.,) et la relation parentale. Cette dernière étant la relation la plus profonde, intime et impliquante qui soit, considérant la symbiose durant la grossesse et la petite enfance, l'éducation et le fait que génétiquement, nous portons nos parents en nous.

Si l'Éther gouverne les é/motions en général, l'Eau est leur zone d'expression privilégiée car les é/motions se manifestent souvent sous forme liquide. Nous pleurons de peine, de joie et même de rage, nous rions aux larmes et une grande frayeur peut se manifester sous forme de diarrhée.

L'é/motion propre de l'Eau est le détachement et son ex/motion, l'attachement. Attachement qui devient souvent la cause réelle de toutes les autres ex/motions. Si nous sommes trop attachés, à quelqu'un, à quelque chose, à des idées, à une conception de la vie, etc., nous risquons de vivre de la peine, de l'insatisfaction, des frustrations, de la colère, de l'insécurité et même de la peur.

À l'inverse, dans la polarité positive des choses, un sain détachement et une attitude plus Zen nous amènera à vivre plus de joie, de satisfaction, de lâcher prise et de courage.

Donc, une personne détachée est forcément plus adaptable, son esprit est plus souple et elle se libère plus facilement du passé et de ses vieilles croyances pour accueillir des idées nouvelles. Cette personne est plus en contact avec ses sentiments et ses émotions sans pour autant se laisser dominer par eux.

Il est aussi plus facile d'aimer dans le détachement n'ayant plus peur de blesser ou de perdre l'autre en disant non, en se respectant, donc en s'aimant. Charité bien ordonnée commence par soi-même et l'amour de soi est la condition indispensable pour pouvoir manifester réellement son amour à l'environnement.

Comme une rivière qui ne se laisse arrêter par aucun obstacle, contournant ceux-ci, l'énergie de l'Eau recherche toujours la voie de la moindre résistance de par la qualité de son mouvement, la fluidité.

Plus lente que les éléments précédents, l'Eau devient mature à la puberté, l'une de ses activités spécifiques étant de faire l'amour et de reproduire l'espèce. Ses glandes sont les gonades (ovaires et testicules). Son sens est le goût, ce qui est tout à fait en accord avec son autre activité majeure qui est de manger.

L'Eau représente l'inconscient, le Je ressens… mais nous ne sommes pas toujours capables de traduire ce ressenti en mots ou en action ce qui peut nous amener à vivre de la confusion émotionnelle et même de la dépression. Toutes les dépendances (attachement), drogue, alcool, jeu, nourriture, travail, relation affective, sont aussi reliées à cet élément.

Les trois signes astrologiques de l'Eau et leurs zones associées sont le Cancer avec les seins et toute la ceinture incluant les omoplates, le Scorpion avec tout le bassin en général et les organes reproducteurs en particulier et les Poissons situés aux pieds.

Tous les liquides du corps (sang, lymphe, urine, larmes, sueur, eau, salive, mucus) sont gouvernés par l'énergie de l'Eau. La vessie et les reins expriment aussi en partie cet élément.

En résumé, l'Eau…

• Nous parle des relations profondes et des émotions inconscientes. JE RESSENS !

• Son mot clé est inconscient.

• La qualité de son mouvement est la fluidité.

• Le focus doit être mis sur le détachement à acquérir vs l'attachement limitatif.

• Ses zones cibles sont : tous les liquides, les seins et la ceinture scapulaire (omoplates), le bassin et  
  les organes génitaux, les pieds et en partie, la vessie et les reins.

Orange est la couleur de son chakra.

• Son sens associé est le goût.

• L'annulaire (le doigt de la bague de mariage : je m'attache à toi) et le quatrième orteil la    
  représentent.

dimanche 7 novembre 2010

Le Feu

Nous pourrions résumer l’élément Feu par cette simple phrase : S’affirmer c’est s’aimer ! 

En effet, l’affirmation de soi est la pierre de touche de l’élément Feu et si cette affirmation est brimée pour quelque raison que ce soit, c’est la porte ouverte à une foule de maladies dont entre autres, toutes les maladies inflammatoires.

Le Feu symbolise l'action, la création, l'énergie vitale et ses expressions sont la passion, l'enthousiasme, et la mémoire. Son mouvement est centrifuge, c'est-à-dire porté vers l'extérieur. C'est le principe masculin qui s'exprime dans le faire et en ce sens, quelqu'un ayant une dominante Feu peut être très prompt et même agir sans réfléchir. Il peut aussi s'enflammer rapidement, réagir.

L'élément Feu est mature et fonctionnel chez l'être humain autour de sa deuxième année, à l'âge du NON. À cet âge, l'enfant n'a pas beaucoup de vocabulaire pour se définir et sa conscience des choses en est à ses premiers balbutiements. Il a cependant un besoin viscéral d'affirmer son existence, ce qu'il fait avec plus ou moins de succès en utilisant le NON à répétition.

De cette façon, il fait réagir l'environnement (entre autre, les parents) et cette réaction est la preuve en soi de son existence. C'est à ce moment que les problèmes commencent…! Trop souvent, les parents même les mieux intentionnés, sont déstabilisés par cette attitude de l'enfant. Ils finissent par le prendre personnel et la répression semble être la seule réponse satisfaisante à leur portée.

Si les parents savaient que ce moment de vie est une étape cruciale pour l'enfant, un temps de maturation d'une énergie tellement puissante et importante, peut-être vivraient-ils ce passage avec plus de compréhension, de tolérance et de détachement. Peut-être seraient-ils aussi plus à l'écoute de cette maturation énergétique en développant un encadrement plus empathique et moins répressif.

Nous devons comprendre que si nous brimons l'affirmation de l'enfant à ce moment si important pour lui, il enregistre que cette énergie, cette é/motion en mouvement, n'a pas le droit de s'exprimer car elle est trop dérangeante pour l'environnement. Il n'a pas droit à l'espace vital et intime, de l'affirmation de son être.

En fait, toute notre société est basée sur cette dénégation à l'autonomie individuelle. Il faut faire comme tout le monde, comme le groupe, à la maison s'il y a des frères et sœurs, à l'école, au travail et dans la vie en général. Ce carcan imposé, engendre des personnes qui ont tendance à abdiquer leur pouvoir personnel et à inhiber leur action. Inhiber l'action, empêcher le Feu de s'ex/primer (hors de la pression), c'est favoriser l'impression, c'est-à-dire garder la pression à l'intérieur.

Il faut dire que la colère, une expression incontrôlée du Feu, est l'é/motion la moins acceptable dans notre société. Alors, n'ayant jamais appris comment gérer cette énergie et n'ayant jamais eu la permission de l'exprimer, la personne doit trouver des moyens de contenir cette pression qui augmente de jour en jour, d'années en années. L'effet le plus pervers de cette situation est que nous finissons par nous juger nous-mêmes quand cette énergie se présente. Nous la retournons alors contre nous sous forme de culpabilité et/ou de processus inflammatoire dans le corps.

Nous savons que l'énergie est toujours en mouvement et ne peut être immobilisée. Donc si elle ne peut pas circuler vers l'extérieur, elle se trouve confinée à l'intérieur et allume des foyers d'incendie pour demeurer active. Un très fort pourcentage des malaises et maladies sont liés à ce phénomène et la plupart des lits d'hôpitaux sont occupés par des malades du Feu. Les problèmes reliés au Feu peuvent être très diversifiés: maux de tête, problèmes aux yeux, dents et gencives, dérèglement de la température interne, acidité et ulcères d'estomac, problèmes de foie, diabète, tendinite, arthrite (en fait tous les ites), Parkinson et Alzheimer pour n'en nommer que quelques-uns.

Le mouvement positif du Feu est le pardon et le lâcher prise. Le nombre incalculable de livres écrits sur le pardon et le lâcher prise nous fait réaliser qu'il n'y a pas de recettes miracles pour y parvenir et qu'en fait, ce sont peut-être les attitudes les plus difficiles à acquérir.

Son ex/motion est le large éventail entre la moindre petite frustration et la rage la plus dévastatrice. Le plus dangereux dans cette énergie contenue, n'est pas la colère comme nous pourrions le penser mais bien les toutes petites frustrations dont nous ne nous occupons pas, justement parce qu'elles sont petites. Nous justifions cette inaction en disant que ce n'est pas grave, que ça ne vaut pas la peine, que nous ne voulons pas faire de vagues pour si peu.

Le danger réel de cette attitude est que ces petites frustrations que nous glissons dans notre sac à dos, vont s'accumuler jusqu'à devenir une colère que nous allons malheureusement déverser sur la personne qui a malencontreusement allumé la mèche de ce baril de poudre qui ne lui appartient pas. Cette colère, en libérant une certaine quantité d'énergie accumulée, pourra sembler nous avoir fait un bien relatif mais ce n'est que partie remise car les frustrations à l'origine de ce débordement émotionnel seront toujours présentes.

Après avoir lu ce qui précède, vous commencez sûrement à comprendre que cette énergie très puissante est l'une des plus difficiles à gérer positivement. Pourtant, la solution est simple: il suffit de s'occuper de la moindre petite frustration en affirmant notre ressenti au moment où la situation se vit. Ces notions seront développées plus à fond dans un chapitre ultérieur mais en attendant, voici quelques façons de s'aider en faisant mécaniquement circuler le Feu: marcher, courir, nager, faire du vélo ou toute activité qui fait bouger les cuisses (zone du Sagittaire, signe de Feu) et rire car le tremblement interne qu'il produit est le mouvement spécifique du Feu.

Le Feu concerne tous les organes de la digestion, c'est le laboratoire de transformation des aliments. Nous l'utilisons pour rendre assimilable des aliments qui seraient indigestes dans leur état naturel. De même, certaines situations de vie demandent un lâcher prise pour devenir acceptable, assimilable.

La faim est la sensation qui lui est associé et vous connaissez sûrement quelqu'un, sinon vous-même, qui peut devenir quelque peu irritable lorsque la faim se fait sentir depuis trop longtemps. Foie, vésicule biliaire, estomac, intestin grêle, pancréas sont tous des organes sujets à exprimer un débalancement Feu.

Les yeux sont aussi une zone de Feu très importante car le sens associé à cet élément est la vue. De plus, les yeux se trouvent dans la zone du Bélier (signe de Feu) et sont en relation avec le foie. On dit Les yeux sont la porte du foie (ils sont aussi le miroir de l'âme" mais ceci est une autre histoire)! Il est facile de comprendre ce lien quand ils virent au jaune lors d'une hépatite. Le jaune étant par ailleurs, la couleur de l'élément Feu.

De plus, les yeux reflètent la vitalité de la personne, nous donnant des informations sur son énergie vitale. Si le Feu est faible ou déséquilibré, les yeux apparaîtront ternes et sans vie contrairement à la personne qui pète le feu dont les yeux seront éclatants, pétillants, dégageant chaleur humaine, enthousiasme et passion.

Le Feu contrôle la température corporelle et veille à l'équilibre des diverses fonctions organiques. La faim, la soif, le sommeil, l'élimination et la procréation sont sous sa gouverne.

En résumé, le Feu…

• Est l'affirmation de soi, le JE CRÉE !

• Son mot clé est action.

• Le tremblement est son mouvement.

Pardon, lâcher prise, frustrations et colère représente
   son univers émotionnel.

• Ses zones principales dans le corps sont la tête, les yeux, les cuisses, le foie, la vésicule biliaire,  
  l'estomac, l'intestin grêle, le pancréas et les parois des vaisseaux sanguins.

• Le pancréas est sa glande endocrine.

* Sa couleur est le jaune.

• Son sens est la vue.

• Le majeur et le troisième orteil lui sont associés.



Pour mieux comprendre ce qu'est l'inhibition de l'action et ses conséquences, je vous invite à lire le livre du prof. Henri Laborit: "L'inhibition de l'action, biologie comportementale et de physio-pathologie"
Éd Masson et Presses Universitaires de Montréal, 1980